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Long live free Scotland?

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18 septembre, 2014
Article
Hajnalka Vincze
Une Ecosse indépendante ? On n'en veut surtout pas, à en juger par la panique qui s’est emparée ces derniers temps des élites « occidentales ». A mesure que les indépendantistes montaient dans les sondages, certains n’ont pas été avares de pressions et de (plus ou moins) subtiles mises en garde.
Après la petite phrase de Barroso, l'ex-président de la Commission européenne, prévoyant « qu’il serait difficile, sinon impossible » pour une Ecosse indépendante de (ré-)adhérer à l’UE, c’est au tour du Secrétaire général sortant de l’OTAN, le danois Rasmussen, de brandir des menaces. Celui-ci tenait notamment à préciser, à trois jours du référendum, qu’Edinburgh ne deviendrait pas automatiquement membre de l’Alliance la plus réussie de l’Histoire. 
 
 
Sans parler de l’entrée en scène des Clinton, manifestement très mobilisés contre une éventuelle indépendance écossaise. Entre une Hillary déclarant à la BBC qu’elle « détesterait »si le Royaume-Uni « perdait l’Ecosse », et son époux faisant la campagne du Non (à savoir le refus de l'indépendance) « dans un esprit d’amitié », juste parce qu’un vote en faveur de rester dans le Royaume-Uni « enverrait un message puissant d’identité et d’inclusion au monde entier », il est difficile de trancher.
 
Mais la palme revient incontestablement au président Obama qui, une fois n’est pas coutume, n’a pas hésité à se mouiller en prenant une position claire, en faveur du maintien de l’unité de son allié fidèle. Depuis début juin il nous sert et ressert (cette fois-ci sous forme d’un tweet) la même formule sur le Royaume-Uni que l’Amérique voudrait voir « fort, robuste et uni ».
 
Les raisons en sont multiples. Un très remarqué éditorial de Washington Post en avait énuméré quelques-unes dès 2012, en faisant noter qu’une « Ecosse indépendante affaiblirait considérablement le principal allié militaire et diplomatique des Etats-Unis, en même temps qu’elle créerait encore un autre mini-Etat européen incapable de contribuer de manière significative à la sécurité globale ». Comme le Royaume-Uni le faisait, soi-disant, en Afghanistan ou en Irak…
 
Ajoutons-y un autre cauchemar de l’Amérique. Son cheval de Troie favori dans l’UE y serait non seulement affaibli, mais – sans les Ecossais réputés pro-européens – il se retrouverait encore plus tourné vers la sortie. Or aujourd’hui, c’est ça la première préoccupation des dirigeants américains vis-à-vis du Royaume-Uni. Il faudra maintenir celui-ci dans l’UE, à tout prix. L’administration US n’hésite donc pas à s’ingérer de plus en plus massivement et ouvertement dans les affaires intérieures de leur allié britannique (et cette fois-ci c’est l’éventuel référendum en 2017, sur l’appartenance à l’UE, qui est dans leur ligne de mire). 


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Tags:
royaume-uni, relation spéciale uk-usa, ecosse


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