Langage:   Language:   Nyelv:  
Advanced search


First cracks in the Western facade

(This article is not available in English.)
29 avril, 2014
New Brief
Hajnalka Vincze
Certes, c'est le temps des propos grandiloquents sur l’unité de l’Occident. Certes, c’est aussi le temps des gestes rassurants entre membres de l’OTAN. Mais plus la crise ukrainienne dure, plus les alliés doivent se rendre compte que leur détermination n’est que du spectacle, au fond. Après avoir poussé ses amis européens vers la radicalisation et encouragé l’escalade, le président Obama a clairement fait savoir qu’il n’avait d’ailleurs nullement l’intention de faire intervenir ses soldats. Ce qui est fort sage. Mais laisse quand même la porte ouverte à une (très hypothétique) « pire des scénarii », dans lequel les Européens se retrouveraient seuls face à une Russie provoquée à outrance par les Etats-Unis.
 

Ajoutons-y la mise en évidence de désaccords profonds entre les membres européens de l’Alliance élargie. Que ce soit dans le domaine de l’armement ou dans celui de l’énergie. Pour l’exemple : les pays baltes (et l’Amérique) souhaitent voir la France (et d’autres) renoncer à la vente d’armements à la Russie, alors que la Pologne (et l’Amérique) reprochent à Berlin sa dépendance énergétique. Derrière la rhétorique enflammée et les démonstrations de fermeté, « l’Occident » est donc loin d’être tout à fait uni sous sa flamboyante bannière transatlantique. Mais ils font tous des pieds et des mains pour faire comme si. Pour la simple et bonne raison que les Européens n’ont pas, pour l’heure, de plan B crédible.Bien entendu, l’article 5 de l’Alliance est censé nous rassurer sur ce point. Si jamais nous étions attaqués par Moscou, l’Amérique courrait automatiquement à notre rescousse. Sauf que ce n’est pas plus crédible aujourd’hui que ça ne l’était au temps de la guerre froide. Or à l’époque les Européens étaient bien conscients des incertitudes de l’engagement US. Ce n’est pas pour rien qu’ils tenaient à héberger des centaines de milliers de soldats américains – des « otages » de l’article 5. Aujourd’hui, l’Amérique étant préoccupée par l’Asie et rongée par ses déficits, sa capacité d’entrer dans ce genre de jeu aura forcément ses limites. D’où l’agacement des alliés de l’Est qui réclament, en vain, l’envoi et le stationnement permanent de nouvelles unités américaines.



share:

Tags:
crise ukrainienne, otan


News Briefs
EU Seat on the UNSC? A False Good Idea: Attractive but Counterproductive

It would be desirable to see Europe “speaking with one voice”...

The French defense minister tries to convince the US on the idea of European autonomy

At the Atlantic Council in Washington, Florence Parly...

Macron against the US-bound diversion of European defense budgets

Emmanuel Macron has rocked a very sensitive boat. For decades,...

On Syria and Trump, President Macron in the illusion of influence

A couple of seconds within a two-and-a-half hour television...

Europe’s Voters Have Spoken…But What Did They Say?

I had the pleasure to discuss the results of German elections,...

Conversation on the eve of French presidential elections

I had the pleasure to discuss the upcoming French elections with...

EU calls for non-interference from America

During a discussion at the Atlantic Council in Washington,...

Jump into the Unknown - guide to the Trump Presidency (Foreign Affairs)

 
Soon-to-be President Trump, the best ally for France's European policy

NATO "obsolete", the Brexit "a success"? The bluntly expressed...

Blame on Putin?

 





Most popular





COPYRIGHT © Hajnalka Vincze TOUS DROITS RÉSERVÉS