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Petites perles de la semaine écoulée (1er septembre 2013) – compilation des entrées sur Google+

01 septembre, 2013
Brève
Hajnalka Vincze
Conférence des ambassadeurs
La Conférence des ambassadeurs tient sa XXIème édition sur le thème : «La France, puissance d'influence». « La «puissance d'influence» permet aussi de répondre aux crises. Deux tables rondes seront consacrées aux crises du Moyen-Orient et de la région sahélienne. Alors qu'un nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale vient d'être rédigé et alors que le Conseil européen de décembre traitera de l'Europe de la défense, le rôle de l'Union européenne dans la gestion des crises sera débattu en présence des ministres italien et polonais des affaires étrangères, Mme Emma Bonino et M. Radoslaw Sikorski ».Et du ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, accessoirement.
Syrie : ce qu’il faut retenir du discours de Hollande. Suite aux propos du président Hollande à la conférence des ambassadeurs au sujet de la Syrie, un petit souvenir: c'était en 2008, dans le discours, au même forum,  du Président Sarkozy: « Il y a un an j'avais affirmé l'importance de la réconciliation avec tous ceux qui sont prêts à évoluer. Nous avons commencé avec la Libye et nous avons poursuivi avec la Syrie ».
 
Allocution du président de la République à la Conférence des ambassadeurs, 27 août 2013. Le président Hollande, sur la nécessité de lancer une avant-garde de pays volontaires et volontaristes en Europe: « Il est temps de tirer les conclusions des rapports différents qu'entretiennent les pays membres par rapport à l'Union européenne. Je respecte les choix de ceux qui veulent en rester là et même de ceux qui décideraient de se mettre de côté. Mais j'entends surtout aller plus loin avec les pays qui sont décidés à aller de l'avant. C'est notre projet d'intégration solidaire dans une «Europe différenciée» Où les rythmes, les contenus et même les règles de décisions seraient distincts. Tout en gardant l'union de tous comme espace de liberté, de démocratie et de solidarité. »
 
Syrie
Moral Obscenities in Syria. Obscénités morales en Syrie : « Une attaque militaire américaine contre la Syrie ne sera pas pour protéger les civils, elle signifiera de prendre parti une fois de plus dans une guerre civile sanglante et complexe ». (Phyllis Bennis – David Wildman, Moral Obscenities in Syria, The Nation, 27 août 2013)
 
 
Military Action in Syria: Plucking Legal Justifications out of Thin Air. Le directeur des Etudes internationales du Royal United Services Institute (RUSI) démonte une par une les tentatives de justification d'une intervention militaire en Syrie. Sa conclusion est néanmoins typiquement britannique: il s'efforce de montrer qu'il pourrait y avoir, malgré tout, une bonne raison, et ce « à un niveau plus profond » que la seule légalité internationale. Ce qui n'est pas sans rappeler Tony Blair et sa « politique étrangère éthique ». Avec la brillante démonstration en Irak.
 
Obama Sends Mixed Signals on Eve of Syria War. Résumé de la confusionqui règne à Washington DC. On appréciera, à la fin du texte, les guillemets autour du mot « partenaires » pour désigner les pays prêts à servir de paravent justificatif à une action militaire US.
 
Chat échaudé craint l'eau froide...L'intégralité du débat sur la Syrie à la Chambre des communesbritannique à lire ou à regarder.
 
Syrie: Paris et Washington en première ligne pour une éventuelle frappe. La France très ferme… en auxiliaire des Etats-Unis. *A lire aussi: la position du député Dupont-Aignan, pour voir comment la France serait, normalement, censée raisonner et agir.
 
La France, nouvelle "plus ancienne alliée des Etats-Unis". Un casting lamentable. La France réduite à un rôle de faire-valoir, les Britanniques traumatisés par leurs humiliations en Irak (ils le seront demain encore plus par leur propre audace), et les Etats-Unis trop contents de distribuer les bons et les mauvais points.
 
Syrie :Obama souhaite une intervention militaire après un vote du Congrès. D’ici là le président Hollande aura tout loisir d’apprécier, de tout près, la souffrance qu’ont dû endurer les Britanniques à la veille de la guerre en Irak. Et de méditer sur la leçon qu’en a tirée le directeur de Chatham House : « étant donné la complexité byzantine de la politique washingtonienne, il a toujours été peu réaliste de croire que des puissances extérieures – aussi loyales soient-elles – puissent avoir beaucoup d’influence sur le processus américain de prise de décision ».
Pour mémoire: « British attempts to improve "dire" planning for the aftermath of the Iraq invasion were repeatedly ignored by the US, the inquiry into the war heard today. (...) Asked whether the Pentagon took steps to involve Britain in the planning, Chaplin said: They didn't take many steps to involve their own colleagues in the administration in planning ».

Syrie:Hollande désormais contraint d'attendre Washington. « François Hollande, qui se montrait déterminé à frapper sans délai la Syrie, se retrouve contraint d'attendre le bon vouloir de l'allié américain ». C'est ce qui se passe quand on se met « au lit avec l'éléphant » US.

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Tags:
géométrie variable, politique étrangère de la france, syrie


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